Start up : l’ère de la formation  en ligne

Se mettre à son compte demande de plus en plus d’investissement de la part des promoteurs. Et ce n’est pas une mince affaire.

Youtube est aujourd’hui l’école des selfs-made-men. Et pour cause, un camerounais sur 10 consulte ce site de vidéos en ligne. En zone urbaine, la fréquentation est plus intense. Bien que pour nombre de fans de ce réseau social – fenêtre sur le monde du divertissement – il existe une catégorie de consommateurs qui y trouvent le nécessaire pour leur formation via le téléchargement des vidéos d’apprentissage (ou tutoriels). Actuellement, les porteurs de projets ont eux-mêmes pris cette voie comme une opportunité de formation gratuite en ligne. Ils le présentent comme le « maître de la connaissance ».

Autant on peut se féliciter de l’investissement des internautes vers ce créneau, autant il est utile de recourir à un tutorat. Les tutoriels sont assez exhaustif certes, mais encore, il faut pouvoir et savoir faire le tri. Selon Moussa Nana, enseignant, « l’apprenant ne peut tout seul, tout le temps pouvoir savoir assimiler les concepts et les approches que l’on lui enseigne en ligne ». D’autre part, la formation en ligne classique n’est pas en reste. Dans les curricula des écoles de formation de la place, cela passe par une démarche rigoureuse qui demande à l’étudiant une organisation précise.

C’est d’ailleurs, pour bon nombre de spécialistes du domaine de l’enseignement en ligne, une occasion de soumettre l’étudiant à un rythme, non loin de ceux qui apprennent en présentiel. L’offre qui se diversifie aujourd’hui à d’autres outils d’internet, recommande que ceux qui misent la Toile, puissent s’accorder un peu de mesures, afin d’éviter de s’égarer en chemin.

Christian AMARAND

2019-06-03T16:46:23+00:00